Fiche pays Birmanie

Birmanie

Intitulé officiel du pays : République de l'Union du Myanmar
Capitale : Naypyidaw
Superficie : 676 578 km²
Population : 55 123 814 d’habitants
Peuples et ethnies : Autour du peuple birman, la Birmanie compte plus de 130 minorités ethniques, qui possèdent leur propre langue et leur culture particulière. Elles représentent pratiquement le tiers de la population totale et elles occupent plus de la moitié du territoire. On compte sept races qui ont une existence officielle reconnue par le gouvernement, il s’agit des Shans, Môns, Karens, Chins, Karenni, Kachin (Jingpo), Rakhine (Arakan). Cette hétérogénéité a été le prétexte à de nombreux conflits ayant secoué la Birmanie.
Langues : Birman
Religions : Le bouddhisme est la religion prédominante dans le pays, elle est issue de la tradition Therevada tout en ayant reçu l’apport de croyances plus locales. On compte 89 % de la population qui pratique cette religion, les croyants sont principalement présents dans les ethnies Bamar, Rakhine, Shan, Mon, et Chinoise. 4 % de la population se réclame du christianisme et tout autant de l’islam sunnite. L’hindouisme reste pratiqué par les Indiens birmans.
Institutions politiques : République
Monnaie : Kyat
President : Win Myint


Histoire de la Birmanie

L'histoire de la Birmanie est ancienne et complexe. Elle touche l’actuelle Birmanie mais implique également la Chine, l’Inde et le Bangladesh ainsi que le Laos et la Thaïlande. Cette histoire est aussi liée à celle des puissances coloniales comme le Portugal, la France ou le Royaume-Uni.


Les premières traces de présence humaine remontent à plus de 11 000 ans. La civilisation la plus ancienne s’avère être celle des Môns, qui s’installa en Birmanie vers 3 000 avant Jésus-Christ. Les Môns dominent le pays entre le VIe jusqu’au milieu du IXèe siècle. Durant cette période, ils imposent leur culture teintée de culture indienne (culture de Dvaravati) et la religion bouddhiste fait son entrée sur le territoire birman.


Puis les Pyus venant du nord chassent les Môns vers le sud du pays au début du VIIe siècle. Les Pyus établissent plusieurs cités au centre du pays. Au carrefour de la route commerciale entre la Chine et l’Inde, la Birmanie attise les convoitises. C’est ainsi que le royaume de Nanzhao marque le déclin des Pyus en saccageant leur capitale au milieu du IX siècle.


En 849, les Birmans prennent la place vacante laissée par les Pyus et fondent un puissant royaume axé autour de la ville de Pagan (ou de Bagan). Le roi Anawrahta (1044-1077) entreprend d’unifier le pays et fonde en 1057 le 1er empire birman (Royaume de Bagan). Ses successeurs continuent son œuvre, si bien qu’ils dominent une grande partie de l’Asie du sud-est au XIIe siècle en se partageant la suprématie de la région avec les Khmer. Mais peu à peu le royaume s’affaiblit jusqu’à être anéanti par les Mongols en 1287. L’unité birmane s’effrite alors, laissant place aux divisions territoriales.


Désormais, la Birmanie est divisée entre les Birmans d’un côté, en Haute-Birmanie (Royaume d’Ava) et de l’autre les Môns en Basse-Birmanie (Royaume de Pégou). Cette période est relativement calme et permet l’éclosion intellectuelle et l’épanouissement religieux.


Le roi Tabinshwehti mène une politique réunificatrice du pays et fonde en 1535 le deuxième empire birman (dynastie de Taungû 1535 – 1752). Cet empire entretient une relation conflictuelle permanente avec le royaume d’Ayutthaya, situé dans l’actuelle Thaïlande. C’est aussi à cette époque que les premiers européens (des Portugais) s’implantent dans la région. La dynastie Taungû se replie alors dans le centre du pays. En 1613, elle parvient à repousser les avances portugaises et réunifie le pays. Les Môns du sud se révoltent, encouragés par les Français de l’Inde et la situation conduit à l’effondrement de l’empire en 1752.


Le roi Alaungpaya de la dynastie des Konbaung (1752-1885) fonde le 3e empire et se lance à la conquête de nouveaux territoires voisins. La dynastie repousse les velléités chinoises et trace les limites géographiques du pays, telles que nous les connaissons encore aujourd’hui. Lithographie britannique de 1825 : la pagode Shwedagon de Rangoon, durant la première guerre anglo-birmane.


Lors de la conquête de l’Assam en 1824, la Birmanie se heurte aux intérêts britanniques en Inde. Une guerre éclate alors entre les deux puissances (1824-1826) et la victoire anglaise impose à la Birmanie le traité de Yandabo qui lui enlève ses récentes acquisitions territoriales. Les Britanniques, poussés par leur désir de contrôler la route de Singapour et convoitant les richesses naturelles birmanes, provoquent une deuxième guerre en 1852, qui va leur assurer l’annexion de la Basse-Birmanie. Puis ensuite un 3e conflit éclate en 1886.


Le pays entre alors dans le Raj britannique puis devient une colonie anglaise dès 1937. Mais la Birmanie est envahie par le Japon en 1942. Jusqu’en 1945, le territoire Birman sert de lieu d’affrontement entre les Alliés et les Japonais. Les Japonais placent à la tête du gouvernement provisoire Ba Maw jusqu’à la fin de la guerre.


La voie de l’indépendance est ouverte par le général Aung San, qui sera pourtant assassiné le 19 juillet 1947. Le 4 janvier 1948 marque la sortie du Commonwealth et l’établissement d’une démocratie parlementaire.


En 1962, le général Ne Win fait un coup d’état et prend le contrôle du pays. Il dirige le pays d’une main de fer pendant 26 ans et entreprend de nombreuses réformes socialistes.


Des protestations populaires éclatent bientôt et profitant de cette instabilité, un groupe de généraux renverse Ne Win et instaure une junte militaire. En 1990, ils organisent des élections libres, qui voient le succès écrasant (plus de 80 %) de la Ligue nationale pour la Démocratie, dirigée par la fille d’Aung San, Aung San Suu Kyi. Celle-ci obtiendra le Prix Nobel de la Paix en 1991. Mais les élections sont invalidées et Aung San est assignée à résidence. Elle sera finalement libérée le 13 novembre 2010.


En 1997, le pays devient membre de l’Association des Nations de l’Asie du Sud-Est (ASEAN).


Depuis 2004, deux hommes se partagent le pouvoir birman, il s’agit du président Than Shwe et du chef des armées Maung Aye. Ils décident en novembre 2005 de déplacer la capitale pour cause d’insécurité. Rangoon est ainsi délaissée au profit d’une ville du centre du pays qui s’appelle Naypvidaw. .


La Birmanie est secouée par deux grands évènements tragiques. L’un en septembre 2007 fait plusieurs centaines de morts, le second en mai 2008 voit le cyclone Nargis apporter une catastrophe humanitaire avec plus de 130 000 morts et un million de sinistrés. La junte militaire profite de ces tristes évènements pour asseoir son autorité et sa mainmise sur les affaires politiques birmanes.



Géographie de la Birmanie

Les pays limitrophes de la Birmanie sont la Chine (avec une frontière commune de 2 185 km), la Thaïlande (avec une frontière commune de 1 800 km), l’Inde (avec 1 463 km de frontière commune), Le Laos (235 km de frontière commune) et le Bangladesh (avec 193 km de frontière commune).
De par sa superficie, la Birmanie est l’état le plus étendu de l’Asie du Sud-Est. Géographiquement, le centre du pays est constitué d’une longue plaine où se concentre la plus grande partie de la population nationale. Cette plaine est limitée par des massifs montagneux, tels que la chaîne de l’Arakan. .

La Haute-Birmanie comprend les régions situées à l’intérieur des terres autour du Bassin de Mandalay. Elles sont assez bien irriguées. Le littoral est plutôt une région alluvionnaire (delta de l’Irrawaddy et plaine du Sittang) que l’on appelle la Basse Birmanie. De nombreuses îles complètent le paysage de cette région. Le reste du pays est très boisé et montagneux.
Le point culminant de la Birmanie est le Hkakabo Razi qui s’élève à 5 881 m et le point le plus bas se trouve à 0 m (Mer d’Andaman).




Economie de la Birmanie

La Birmanie reste un pays peu industrialisé avec une population essentiellement rurale. En juillet 1998, un rapport de l’Organisation internationale du travail (OIT) dénonce le travail forcé des civils par la junte militaire. Ils sont enrôlés dans de grands chantiers nationaux comme la création de pipelines servant à faire transiter du pétrole et du gaz naturel vers la Chine.


Le régime encourage la production d’opium qui se veut très lucrative et qui supplante même toutes les autres exportations birmanes en termes de bénéfices. Madeleine Allbright, secrétaire d'État américaine, déclarait déjà en 1997, que l'argent de la drogue polluait toute l'activité économique de la Birmanie. Enfin, il est important de signaler que la Birmanie fait partie des pays les plus corrompus au monde (176e sur 178).


La Birmanie possède une ancienne production pétrolière à terre. La Burmah Oil Company a été fondée en 1896 et son principal actionnaire était alors la British Petroleum qui souhaitait s’implanter dans la région. Quant au pétrole offshore, le groupe Total exploite le gisement de Yadana (140 milliards de m³). Mais ce pétrole est surtout destiné au marché Thaïlandais (80 % de la production totale). Les 20 % restants servent à la consommation birmane. Yadana est situé à 300 km au large des côtes Birmanes, en Mer d’Andaman.


Même si la Birmanie est souvent pointée du doigt en matière de non-respect des droits de l’Homme par la junte au pouvoir, elle demeure une destination touristique appréciée. Cependant, le nombre de touristes annuels ne dépasse pas les 200 000 et il est surtout constitué de Chinois et de Japonais.


Comme les infrastructures touristiques et les banques sont détenues par la junte, l’opposition n’a de cesse de désapprouver cette manne financière liée au tourisme. Cela reste discutable et le touriste a toujours la possibilité de privilégier les petites structures et les services locaux qui profiteront davantage à la population.


Les exportations birmanes concernent essentiellement la vente de gaz, d’électricité, de bois et de minerais vers la Chine, la Thaïlande ou la Corée du Sud. Ces ressources naturelles sont souvent exploitées par des entreprises de pays voisins et le montant de ces investissements étrangers représente des milliards par an. L’exploitation de ces ressources crée souvent des tensions dans les régions concernées. L’Etat finance de vastes projets d’infrastructures tandis que la population birmane a tout juste de quoi survivre. Pour réprimer la résistance et le mécontentement des populations rurales, l’Etat n’a pas hésité à déplacer des populations loin des régions riches en ressources naturelles.
Myanmar est également un pavillon de complaisance.



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